Patrick Roy estime que Félix Petit (photo) et Kelsey Tessier doivent s'en tenir à leur rôle de passeurs.
Photo - Stevens LeBlanc
GILLES MOFFET
Mediamatinquebec.com
Tel que l'a promis Patrick Roy après la défaite de 2-1 aux mains de l'Océanic de Rimouski, le patinage était au menu, hier après-midi, au Colisée Pepsi.Ceux qui croyaient que Roy passerait l'éponge après une bonne nuit de sommeil se sont trompés. Les Remparts ont patiné, patiné et patiné pendant plus de 75 minutes dans un entraînement de 90 minutes.
Un exercice avec des rondelles, il n'y en a eu qu'un seul.
On a tout vu pendant une heure et demie. Six mountains, des bancs à bancs, 16 tours de patinoire et le «corridor de la mort», invention de Martin Laperrière qui trouve que les gars n'ont pas le goût de frapper et encore moins de se faire frapper. Dans cet exercice, un joueur traverse la patinoire le long de la bande, subissant cinq mises en échec dans sa zone et cinq autres en zone offensive. Cet exercice a d'ailleurs donné naissance à une superbe crêpe, celle d'Hubert Poulin.Trop mou au goût de Laperrière, ce dernier lui a demandé de recommencer avec davantage d'intensité et il a obtempéré. Après la 20e mise en échec, Poulin n'en pouvait plus. Il a donc dessiné un deuxième point de mise en jeu dans le cercle. Louis-Philippe Lacroix et Joey Ryan ont également laissé une partie d'eux-mêmes sur la patinoire.
«Je ne dirais pas que c'est la pire pratique que j'ai faite, mais c'est l'une des bonnes, a dit Roy. J'avais prévu huit mountains, mais je n'en ai fait que six, puisque les gars ont travaillé. Ils savent toutefois que la prochaine fois, ce pourrait être pire.
«Lorsqu'on leur demandera d'élever leur jeu d'un cran, ils se rappelleront cette journée», a dit Roy, qui n'aime pas du tout ce genre de séance, mais il jugeait que c'était nécessaire. «Ce n'est pas nécessairement ce qu'on veut pratiquer, mais il faut respecter nos partisans, a dit Roy. Après la défaite de 4-1 aux mains de Chicoutimi, on en avait parlé, mais le message n'a pas été retenu.»
Dimanche, face à Rimouski, il a vu que le degré de réceptivité de ses joueurs n'était pas au niveau. «Je disais quelque chose et ça entrait dans une oreille pour sortir par l'autre. Dans ce temps-là, il faut passer aux actes.»
Appel à la fierté
Patrick Roy a terminé la séance d'entraînement avec un appel à la fierté.
«Je veux de la fierté en infériorité numérique, je veux de la fierté en avantage numérique, je veux de la fierté sur les buts contre et sur les buts pour et je veux de la fierté dans notre fiche», a-t-il laissé entendre.
«Les gars doivent être fiers de jouer chez les Remparts et considérer que c'est un privilège de jouer devant 13 000 personnes.»
Roy, qui a dit que les Remparts iraient aussi loin que ses deux premiers trios le voudront bien, a rencontré son top 6.
«Je leur ai dit que j'attendais beaucoup d'eux, mais je leur ai demandé si je ne les avais pas surestimés», a-t-il rappelé.
Ils ont répondu dans la négative et la suite des choses leur appartient. Évidemment, Roy est revenu plusieurs fois sur le concept d'équipe et du rôle de chacun. «Si Félix Petit croit qu'il est devenu un marqueur, on est dans la marde, a-t-il illustré. C'est un passeur et c'est la même chose pour Kelsey Tessier.
«Je suis en mission, a dit Roy. Je veux qu'on surprenne la ligue et je veux qu'on apprenne à gagner.»
Le message est le même
Maxime Lacroix se souvient de quelques pratiques difficiles, dont une sous les ordres d'Éric Lavigne, juste avant que Roy ne le remplace. «Le message est le même, dit-il. Nous sommes de grandes personnes et c'est plate que Patrick ait à faire ça, a-t-il laissé entendre. C'est maintenant aux vétérans de donner l'exemple et de s'assurer qu'on tire tous ensemble. On recommence demain (aujourd'hui) avec des rondelles.»
Mauvaise journée
Le gardien Loïc Boivin doit s'entraîner avec les Remparts de temps à autre, mais il a mal choisi sa journée. Comme les autres, il a vu très peu de rondelles, mais il en a patiné un coup.


