Jonathan Roy: au nom du fils

Jonathan Roy: au nom du fils
Le mardi 18 septembre 2007
Jonathan Roy commence son premier match dans le circuit Courteau ce soir contre les Olympiques.
Le Soleil
Kevin Johnston



Gatineau

À première vue, le d
éfi est incroyable. Jonathan Roy doit non seulement prouver à son entraîneur-chef qu'il mérite le poste de gardien auxiliaire chez les Remparts, mais il doit aussi le prouver à son père et également le prouver au meilleur gardien de l'histoire de la Ligue nationale. Sauf que ni lui ni papa Patrick voient les choses de cette façon.

« Le père
et le meilleur gardien n'ont pas d'affaire là-dedans », a lâcd'un trait le patron de la formation québécoise. « C'est le coach qui est important. Et Jonathan ne joue pas son année au cours de ses prochaines sorties. Il nous a montré lors du camp d'entraînement qu'il méritait de commencer la saison avec nous. Et comme nos autres jeunes joueurs inexpérimentés, on va le regarder aller et lui donner le temps de s'acclimater au hockey junior majeur. »

Quant au p
rincipal intéressé, qui commence son premier match en carrière dans le circuit Courteau face aux Olympiques à l'aréna Robert-Guertin ce soir, il s'est montré pas mal plus cinglant que le 33. « Il faut arrêter d'associer mon nom à celui de mon père, a-t-il déclaré sur un ton sec. Moi, je suis Jonathan. Je ne suis pas mon père et je sais que je ne serai jamais aussi bon que lui. Je n'arriverai même pas proche. Mais ça ne me dérange pas. Tout ce que j'ai à faire, c'est répondre aux attentes de mes patrons des Remparts. De leur montrer que je peux être un bon back-up à Kevin Desfossés et de lui pousser dans le derrière. Ce n'est pas plus compliqué que ça. »

À
l'origine, Desfossés devait jouer les deux premiers matchs du calendrier régulier en Abitibi, mais les circonstances ont fait que Jonathan Roy a connu son baptême de feu en troisième période du match à Rouyn-Noranda. Et ce fut tout un baptême. Patrick Roy a même parlé de débandade en faisant allusion au rendement de son club. Mais en fin de compte, même s'il a accordé trois buts, dont deux plutôt ordinaires, il a également effectué de beaux arrêts.

«
Je suis content que ce soit derrière moi, a déclaré Jonathan. J'ai donné trois buts sur 15 lancers contre la meilleure équipe de la Ligue. Oui, j'en ai donné deux mauvais. Mais il y a également eu de bons moments. Il y a des affaires à travailler, mais après ces 20 minutes-là, je suis encore plus confiant, car je sais à quoi m'attendre. »

Ce qui l'a
le plus frappé dimanche, c'est la vitesse d'exécution. « En matchs présaison, ce n'était pas du tout comme ça, a-t-il dit. Ça allait vite, ça bougeait tout le temps. C'est pourquoi je suis content d'avoir vécu ça contre les Huskies. Ça m'a préparé pour le match contre les Olympiques. »

Un gars de la gang

Bifurquant d
e nouveau sur le sujet père-fils, Jonathan a haussé le ton lorsqu'on lui a demandé s'il ressentait une pression supplémentaire en raison de la présence du paternel dans l'état-major du club. « C'est ce qui me bogue le plus, a-t-il tempêté. C'est toujours comme ça. On le disait dans le midget AAA, que j'étais là à cause de mon nom, et on semble continuer de le dire chez les Remparts. Je peux vous dire que je sens le soutien de mes coéquipiers. Ils sont tous derrière moi. Je suis un gars de la gang. Ils ne me tiennent pas à l'écart. »

Des propos qui on
t fait sourire le capitaine Pierre Bergeron, qui assistait à l'entrevue. « On connaît Jonathan depuis longtemps, a-t-il déclaré. Il n'est pas différent des autres joueurs. Notre objectif à tous est de faire le mieux possible pour notre organisation. Il n'est pas question d'être prudent dans nos commentaires quand Jonathan est dans les parages parce que son père est le boss. Ce n'est pas comme ça chez nous. L'esprit d'équipe est le meilleur que j'ai vu chez les Remparts, et Jonathan en est responsable comme nous tous. Nous sommes tous sur la même longueur d'onde. »

N
erveux, le jeune, à quelques heures de commencer son premier match ? « Pas nerveux, mais plutôt excité, a-t-il conclu. Ça va brasser en dedans pendant les 5 ou 10 premières minutes mais après, ça va aller. J'ai hâte. »



Allez voir les 2 reportages avec Jonathan pi Fred Roy!
(euh Marie, jte laisse Jo, mais moi jprend Fredd!)


→ Un match aux accents familiaux pour Patrick Roy
→ Le clan Roy réuni pour un premier match

# Posté le mardi 16 octobre 2007 21:29

Modifié le dimanche 04 novembre 2007 08:47

Les Remparts prennent leur revanche

Les Remparts prennent leur revanche
Le Journal de Québec
27/08/2007 10h53



Les Remparts de Québec ont marqué deux fois en avantages numériques lors de la période médiane, hier soir, pour inscrire un gain de 2-0 aux dépens du Drakkar de Baie Comeau alors que le gardien de buts Kevin Desfossés a récolté le jeu blanc.

L
a première période a donné lieu à du jeu échevelé et sans conviction, où les deux équipes ont eu du mal à mettre leur attaque en marche. Pour un, Joshua Desmarais a quitté le jeu après avoir été blessé à la main. En deuxième, Stephane Michaud tombait à son tour au combat pour les visiteurs, victime d'une blessure au genou où il a eu besoin d'une escorte pour sortir de la patinoire.

Toujours
en première, Jonathan A-Marchesseault a joué de malchance en frappant le poteau des buts alors qu'il avait à sa merci le gardien Marco Cousineau. Encore une fois, le jeune a démontré de la rapidité et une bonne vision du jeu. Dommage qu'il ne soit pas un peu plus costaud.

La sirène venait de se faire entendre lorsqu'un attroupement s'est formé derrière le filet des visiteurs. Toutefois, les officiels sont rapidement intervenus pour ramener tout le monde à l'ordre.

Le jeu s'est ani
mé en deuxième période. Les Remparts venaient de se faire refuser un but, sous prétexte que la rondelle avait été poussé avec la main lorsque le combatif Frédérick Roy s'est chargé de réveiller la foule en jetant les gants devant Marc-André Laroche. Avec ses 6'2 pieds, le grand ailier du Drakkar n'a pas impressionné personne en renversant son adversaire, plus léger de 50 livres. Fidèle à son image, le jeune Roy s'est amusé à lever les bras au ciel pour semer la joie dans l'assistance avant d'écoper d'une majeure et d'une punition de mauvaise conduite.

Des étincelle
s

Les
esprits se sont échauffées pour engendrer des altercations entre Raphael Neiderer et Olivier Daunais, David Savard et Marc Olivier Vallerand, ainsi que Samuel Morneau et Hubert Genest. Pour sa part, l'entraîneur Patrick Roy s'est fait chasser dans l'intervale pour avoir adressé des «compliments» à l'officiel Richard Forest, devenu impatient.

I
nerte jusque là, suite à un second double avantage numérique, l'attaque à cinq des Remparts est finalement parvenue à marquer par l'entremise de Maxime Sauvé qui a réussi à faire dévier le disque, suite à une mélée devant le filet de Cousineau. Egalement favorisé d'un cinq contre trois, le Drakkar a obtenu de bonnes chances de marquer pour se heurter à Kevin Desfossés, ou encore, manquer de précision dans leurs tirs.

Possiblement stimulés
par la perte de leur entraîneur-chef, les locaux ont connu un regain d'énergie et ajouté un second but, grâce au défenseur Mikaël Tam avec moins de deux minutes à faire dans la période médiane. A noter que les locaux évoluaient encore avec l'avantage d'un homme.

Au total,
les locaux ont dirigés 42 lancers sur le filet adverse, dont plus de 19 au second engagement, tandis que Desfossés était mis à l'épreuve en 22 occasions. 1,148 spectateurs ont assisté à la rencontre, présentée à l'aréna 2 Glaces de Val-Bélair.

# Posté le mardi 16 octobre 2007 20:09